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Un sommaire court mais coloré de la conférence

© eLearning Africa

QUTrois jours de conférence bien remplis, stimulants et passionnés avec des débats animés et parfois même controversés, Christine Cayré, membre de l’équipe de ICWE sur place à Dakar, partage ses impressions qui captent l’ambiance ainsi que les voix à eLearning Africa 2009

QUMercredi 27 Mai, jour consacré aux événements de pré-conférence. Dès 8H00 du matin le centre se transforme en véritable ruche. Les participants affluent, ils viennent de partout. Le point commun le plus apparent de tous les conférenciers à ce stade de l’évènement : le badge qu’ils portent autour du cou. Au début chacun cherche un peu ses repères, mais près de 40 étudiants Dakarois et l’équipe de ICWE sont là pour guider les participants et les aider à trouver leur chemin. Les débats commencent et les conférenciers disparaissent les uns après les autres pour rejoindre la salle de leur choix. Certains vont assister à la journée de l’Université Virtuelle Africaine, d’autres se rendent au sommet de l’UNESCO UNEVOC, ou encore à l’un des autres ateliers parallèles. A chaque pause, les couloirs s’animent à nouveau et les contacts commencent à se tisser. Les couloirs bruissent de ces entretiens informels. Pendant ce temps, les exposants mettent la dernière touche à leurs stands : une dernière affiche par ci, une connexion par là, et tout sera fin prêt pour l’ouverture. Jusqu’à vraiment très tard dans la soirée, l’équipe en charge du déroulé du programme envisage les différents scenarios possibles pour la cérémonie d’ouverture et l’organisation qui en découle. Il n’est pas encore certain si le Président Abdoulaye Wade, qui se veut l’un des premiers avocats de la technologie pour l’éducation en Afrique et qui a œuvré largement pour que son pays accueille cette 4ème édition de eLearning Africa, pourra assister à l’ouverture de la conférence. Il se peut qu’il doive intercéder dans le conflit Mauritanien et l’on ne saura qu’à la dernière minute.

QUJeudi 28 Mai, cérémonie d’ouverture : c’est maintenant certain, le président du Sénégal sera présent. L’amphithéâtre est plein à craquer, assemblée de ministres, officiels, universitaires, chercheurs, professeurs et autres représentants du monde des affaires et de la société civile, originaires d’Afrique, d’Europe ou d’ailleurs. Le président Wade prend la parole et en surprend plus d’un avec un discours tonique et par moments presque polémique. Mr Wade se dit généralement très critique à propos des conférences internationales mais positivement surpris par le contenu et le niveau de eLearning Africa et se réjoui de voir « autant de cerveaux bien faits se pencher sur le eLearning ». Selon lui, pas de développement durable sans éducation. « Nous sommes riches de ressources humaines nombreuses mais elles sont comme inertes si elles ne sont pas formées. » déclare t-il. Le Président Wade réaffirme l’importance des TIC dans l’éducation, comme un moyen d’accélérer l’apprentissage et aussi d’ouvrir aux étudiants Africains la porte des meilleures universités du monde sans avoir à obtenir de visa. « A l’heure ou l’Europe se referme sur elle-même, nous nous devons d’avoir des solutions et le eLearning en fait partie » réaffirme t-il également. Il averti aussi qu’en termes d’équipement informatique, l’Afrique ne doit pas devenir le dépotoir de l’Europe et de l’Amérique. La conférence est officiellement lancée. Tout au long de la journée, une trentaine de débats se déroulent en parallèle, mosaïque de thèmes et d’interventions qui couvrent les champs d’intervention des TIC comme la santé, l’éducation, l’intégration des handicapés ou encore la recherche universitaire.

QUVendredi 29 Mai, suite des échanges et débat de clôture : la conférence est aussi un lieu où chacun peut développer son réseau de relations, de façon informelle ou pendant des session Jokko. Mot de la langue Wolof, Jokko signifie « créer des réseaux ». Les sessions portent sur des thèmes différents et permettent aux participants de créer des synergies autour de centres d’intérêts qui se sont distingués pendant la conférence. Le dernier temps fort est un débat enlevé et passionné. L’amphithéâtre est à nouveau complet. Sur l’estrade des orateurs, deux parties qui s’affrontent par idées interposées : d’un côté les tenants de la technologie comme constituant essentiel et facteur dynamisant pour le développement et de l’autre ceux qui pensent que les technologies ne sont qu’un outil parmi d’autres à mettre au service de l’éducation. Objectif de la session, tenter de répondre à la question : « La technologie seule peut-elle amener l’éducation en Afrique vers des standards internationaux ? ». Le débat est présidé par le duo plein d’humour constitué par Harold Elletson et Khalil Guèye. Les orateurs exposent leurs idées et les participants peuvent les interrompre à tout moment pour présenter leurs contrarguments. Après un démarrage timide, c’est Nnenna Nwakanma, consultante en développement et avocate des bénéfices de la technologie qui donne le la et incite les participants à prendre la parole. S’en suivent des échanges animés voire enflammés. « Faut-il à tout prix tester des pilotes ici et là qui ne se développeront jamais à grande échelle ? N’est-il pas préférable de calibrer réellement les besoins de l’Afrique et stimuler les gouvernements pour que des politiques holistiques de TIC soient mises en place efficacement, en adéquation avec les besoins » demande Astrid Dufborg de l’Agence Internationale de Développement et de Coopération. « Non, répond Nnenna Nwakanma, l’urgence c’est de donner à tous les africains l’accès aux TIC. Le potentiel de chacun sera démultiplié et alors nous atteindrons les objectifs de développement du millénaire». Il y a tant de passion dans les échanges et de participants qui veulent s’exprimer qu’il est difficile pour les Présidents de Session de mettre un terme à la discussion. Synthèse des grandes questions que la conférence soulève, le débat clôt 3 journées riches en échanges et partages des savoirs et des besoins.

QUParoles de participants

Oatunde Michael Oni, Nigeria
Professeur d’université
« Je suis venu pour développer des contacts dans le domaine des universités. J’ai passé pas mal de temps dans l’espace d’exposition, il y a tellement de stands qui m’intéressent ! »

Paul Coyne, Royaume Uni
Emerald Group Publishing Limited
« Un événement très bien organisé avec un programme divers et intéressant. Le soutien de haut niveau de l’événement par des décideurs clés signifie qu’il a un bon rapport qualité-prix pour le soutien des liens commerciaux et pour l’évaluation des nouvelles opportunités. »

Maria Beatriz Teixeira, Belgique
Fromateix
« J’ai été agréablement surprise par le dynamisme, la bonne-humeur et l’ambiance générale rencontrée pendant cette conférence. Certainement à refaire! Merci pour votre excellente organisation. »

 

Marine Prado, France
Agence de Médecine Préventive
« L’an passé, une de mes collègues était venue juste assister à la conférence et elle a bien aimé. Cette année nous sommes venus pour nous faire connaitre et nous avons pris un stand. Nous avons recueilli beaucoup de contacts. »

Professor Mamady Lamine Traore, Guinée Conacry
Université et centre scolaire Nelson Mandela
« Je suis venu pour recueillir des idées, je cherche à savoir comment impliquer plus les étudiants dans les programmes de eLearning mais je m’intéresse aussi aux questions environnementales. Je suis un fidèle de la conférence eLearning Africa. Pour moi, c’est une référence dans le domaine. »

Fatou Diaw, Sénégal
« Je me penche sur la question des TIC et de l’Education. C’est important pour le développement et particulièrement pour les femmes. Le commerce électronique c’est un vrai besoin en milieu rural par exemple ! Mais il faudrait que les collectivités locales soient plus impliquées. C’est la première fois que j’assiste à eLearning Africa. Oui, c’est vraiment bien ! »

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